Le mont Lozère. La première rencontre avec ce lieu mythique remonte à 2019 lors d'un séjour de partage et de pêche entre amis. Conquis par l'endroit j'y suis retourné en juin 2020 avec mon compère Quentin Gama. Les eaux noires du Tarn, les Bruants ortolans, les affluents multiples qui serpentent encore librement dans dans les prairies font de ce lieu un endroit assez unique.
Le caractère préservé de ce lieux malgré la présence d'activités agricoles doit nous interpeller sur l'impact du mode de consommation contemporain. Peut-on décemment continuer à privilégier des méthodes productivistes outrancières ou doit-on réorienter nos habitudes de consommation? La réponse à ces questions se trouve sans doute au milieu des orchidées du mont Lozère.

Le Briançonnais. En octobre 2018, après 2 mois passés en Norvège, la découverte de la vallée de la Clarée avait été un enchantement.
Depuis c'est une destination que je visite régulièrement. Seul au départ, puis accompagné, par Magali. Cette année nous sommes partis ensemble faire le tour des Cerces et du Tabor. Cette photo a été prise lors du plus beau bivouac du séjour, au bord d'un affluent de la Clarée libre et sauvage (comme encore quelques cours d'eau Alpins). Un superbe moment partagé ensemble comme le reste de ce séjour.
Avec ses ruisseaux, ses Aigles, Gypaètes, papillons en tout genre, orthoptères et panoramas grandioses, le Briançonnais est une formidable destination d'évasion, seul ou à plusieurs.
Nul doute que nous y retournerons.

Si la Lozère fait incontestablement partie des lieux qui m'ont marqué, que dire du grand dégingandé au style vestimentaire douteux qui court sur cette photo à la recherche d'un ascalaphe ou d'une coccinelle? 
Responsable de ma découverte de la photo, du développement de mes compétences naturalistes et de mes pires fous rires c'est aussi un artiste talentueux. Vous pourrez retrouver ses images ici : https://www.quentin-gama.fr/ 
Des chouettes moments nous en avons déjà passé une paire, comme sur ces prairies en juin 2020 lors d'un séjour à la recherche de la loutre ou encore dans la neige Jurassienne. Les meilleurs restent à venir.

Les cours d'eau du massif Jurassien et leurs habitants.
Des milieux fragiles qui m'ont toujours attirés et ont forgés ma vocation pour les métiers de l'eau.
Aujourd'hui ils sont le réceptacle de nos excès. En grande souffrance ces milieux voient leur richesse disparaitre à toute vitesse dans l'indifférence de la majeure partie de la société et de nos responsables politiques.
Ici nos députés votent des lois allant à l'encontre des directives européennes. Là un maire accorde un permis de construire dans le lit majeur d'un cours d'eau.
Les agressions viennent de toutes parts et de tout bord, pour la Grande perle l'habitat viable se réduit comme peau de chagrin. C'est aujourd'hui sur les têtes de bassin que l'on peut encore observer de belles éclosions, en rêvant nostalgique à l'époque où  les Milans chassaient dans des nuages d'insectes sur les portions médianes des cours d'eau.
Rejoignons les collectifs de lutte, faisons entendre notre voix et celles des scientifiques qui alertent depuis des décennies sur la catastrophe en cours.

On en parle depuis plus de deux ans. Aller voir les Ours ensemble. Avec Quentin GAMA, inoxydable compagnon d'affût nous voulons voir des Ours. Les voir et les photographier si possible. Rendez-vous est pris pour juin 2020, direction la Slovénie! Mais deux ans plus tard et une pandémie mondiale derrière nous, l'Ours était encore une chimère. 
2022 est la bonne année, repérage sur cartes et photos aériennes, prises de renseignements, bouclage des bagages et nous voilà en Slovénie. Le plan est simple, prospecter de jour, chercher des points d'eau dans ce massif karstique si sec, relever un maximum d'indices puis attendre sur les points de passage menant aux points d'eau. Les premiers indices  sont vite trouvés, des traces fraiches, des crottes, des points d'eau fréquentés. Le lendemain un affût matinal ne nous apporte que quelques cerfs, mais sur le retour pour aller prendre la café, Quentin aperçoit une masse brune dans le versant face à nous. Notre premier Ours, plus de 30 minutes d'une observation folle et gravée dans nos tripes pour toujours.